Archives mensuelles : mars 2014

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Emeline nous raconte son vol parabolique !

Émeline, médiatrice scientifique à Cap Sciences s’est envolée mercredi 26 mars 2014 à bord de l’A300 zéro G !

Pour pouvoir participer à un vol parabolique, deux options : débourser 6 000 € ou gagner le concours du CNES ouvert aux étudiants, professeurs et médiateurs. C’est en remportant le concours dans cette dernière catégorie qu’Émeline a obtenu son ticket pour le moins étonnant : départ de Bordeaux, arrivée à Bordeaux.

Il faut aussi être majeur, avoir passé un électrocardiogramme et avoir obtenu l’accord du médecin traitant.

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Avant l’embarquement, les passagers ont assisté au briefing de préparation au vol, pendant lequel toutes les consignes de sécurité leur ont été données.

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Pendant le briefing

Puis, les 40 passagers ont été répartis en 4 équipes de 10 personnes, Émeline faisait partie de l’équipe « Mars ». Une zone de « free floating » (zone d’évolution) fut attribuée à chacune des équipes.

La combinaison d'Emeline

La combinaison d’Emeline

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L’équipe Mars

Durant ses deux heures de vol, l’avion a effectué 15 paraboles, qui permettaient chacune d’obtenir 22 secondes de micro-pesanteur. Sur les 15 paraboles, il y en avait 1 à gravité martienne (1/3 g), 2 à gravité lunaire (1/6 g) et 12 en 0g (pour laisser aux passagers le temps de s’habituer). «C’est un truc de fou ! », s’exclame Émeline, « On m’avait donné des défis à réaliser, comme faire un maximum de roulades ou mettre un fil dans une perle sans toucher la perle, mais quand on vole, on ne maîtrise rien ! La perle s’est échappée et je n’ai pas pu la rattraper ! ».

Chacune des paraboles sont espacées d’une phase de ressource. Pendant ces 2 minutes, l’avion s’incline à 47° et le passager pèse 1,8 fois son poids. « C’est la phase la plus dure », nous explique Émeline, « J’avais l’impression de m’enfoncer dans les tapis, et la peau de mon visage tirait vers le bas ». Elle était aussi très impressionnée par la facilité des équipages à supporter ce passage de 0g à presque 2g.

Comme les passagers n’avaient pas pu apporter de liquide à bord, Jean-François Clervoy, spationaute, avait prévu une animation. Il a versé le contenu d’une bouteille d’eau pendant une phase d’apesanteur. « Je n’ai pas pu attraper de goutte d’eau car je suis allée dans le sens contraire de celui où je voulais aller, mais les autres passagers m’ont dit que quand on avale de l’eau en apesanteur, la sensation est vraiment particulière puisque la goutte flotte dans notre gorge » nous raconte-t-elle.

Diplôme zéro G, dédicacé par Jean-François Clervoy

Diplôme zéro G, dédicacé par Jean-François Clervoy

Il y avait aussi deux paraboles dédiées aux photos de groupe.

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Les passagers ont vraiment apprécier l’expérience, « Avec les autres passagers de l’avion, nous avons tous crié ‘une autre, une autre !’ », malheureusement, le pilote n’a pas accepté de faire une dernière parabole. « J’ai vraiment bien vécu l’expérience, et avec zéro-vomi ! » sourit-elle, en nous montrant sa poche à vomi vierge. « Je suis prête à recommencer ! ».

 Émeline après son vol

Émeline après son vol

Pour cette occasion, John, qui avait lui aussi vécu l’expérience zéro G, est revenu sur son vol, grâce aux vidéos qu’il avait tournées à bord du même avion, il y a un peu plus d’un an. Médiateur de l’itinérance à Cap Sciences, il avait lui aussi obtenu son ticket en participant au concours de CNES. Malgré le fait qu’il n’ait pas aussi bien vécu le vol qu’Émeline, il en garde vraiment un excellent souvenir ! « On vit l’expérience jusqu’à la prochaine nuit. Le soir, dans mon lit, j’avais encore l’impression de faire des paraboles, j’espère que ce sera pareil pour toi, c’est génial ! » dit-il à Émeline.

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Emeline et John en apesanteur

De plus, Emeline nous a rapporté un scoop : c’était le dernier vol touristique de l’A300 zéro G ; il sera remplacé en novembre par un A310 !

Solène